Suleymaniye

Récit – De l’Europe à l’Asie

Raconté par Marion

Nous arrivons à la frontière entre l’Albanie et la Grèce par une petit sentier longeant le cours d’eau dévalant la montagne que l’on aperçoit au loin. Le passage de la douane se fait dans la bonne humeur, nos vélos attirant toutes les curiosités. Arrivés à la frontière à 18h, nous ressortons côté grec à 19h, décalage horaire oblige. Durant la journée nous n’avons pas eu l’occasion de trouver d’épicerie. C’est donc les sacoches et le ventre vides que nous continuons sur quelques kilomètres dans les montagnes. Le prochain village est à une vingtaine de kilomètres avec un dénivelé positif important. Nous n’avons pas la motivation de continuer, fatigués par nos derniers jours. Nous nous arrêtons dans un hôtel/restaurant repéré sur notre GPS. L’endroit est désert. Seule, une vieille dame s’occupe du jardin. Elle ne parle pas anglais mais nous invite à entrer. A l’intérieur, nous rencontrons son fils, un vétérinaire ayant fait ses études en France. C’est lui qui cuisinera pour nous ce soir, le cuisinier étant déjà rentré chez lui. Nous mangeons au calme, entouré des chiens de l’hôtel. Ceux-ci nous accompagnent jusqu’à notre terrain de camping, gentiment prêté par les propriétaires.

Le lendemain matin, nous nous réveillons de bonne heure, deux cols nous attendent aujourd’hui. Alors que Gaël ouvre sa tente, l’un des molosses se jette sur lui, tentant de lui lécher les oreilles. Nous déjeunons entourés de nos amis à quatre pattes qui nous suivent ensuite sur les premiers kilomètres.

Husky

 

La première ascension de la journée se passe très bien, nous retrouvons avec bonheur des routes asphaltées, quelque peu oubliées en Albanie. Le paysage est magnifique et nous profitons d’une énorme descente pour atteindre les 60km/h. Nous arrivons le midi dans un petit village composé essentiellement d’une grande rue principale. On en profite pour se ravitailler et faire une bonne pause avant d’entamer le second col. Ce dernier s’avère plus laborieux que le précédent, le sublime paysage de montagne a laissé place à des sous-bois remplis de moustiques. C’est avec soulagement que nous arrivons à destination en milieu d’après midi. Nos hôtes du jour sont un couple Américano-Grec tenant une boulangerie de village. Chez eux nous rencontrons un couple de Français, voyageant en Europe en auto-stop, Julien et Margaux. Ils sont ici pour deux semaines, dans le cadre d’un Workaway (En échange de quelques heures de travail par jour, le gîte et le couvert sont offerts). Ici, leur tâche est de garder Beenie, la fille du couple, âgée de deux ans. La petite fille parle anglais et grec mais nous devons lui parler en français, ses parents souhaitant qu’elle apprenne le plus de langues possible. Nous comprenons que cet endroit est un point de passage très fréquent pour bon nombre de cyclo-randonneurs. Le couple accueille en effet au moins deux personnes par semaine. Ils nous proposent de rester deux nuits au lieu d’une, pour nous reposer.
C’est donc les batteries rechargées que nous repartons le surlendemain. Nous entamons par une descente durant laquelle je fais une mauvaise chute. Plus de peur que de mal, il s’agit essentiellement d’éraflures. La matinée se poursuit sous un ciel nuageux. A midi, nous nous arrêtons à Janina, à proximité d’une grotte, que nous visitons. En sortant, la pluie a fait son retour. Cela fait bien un mois que nous n’avions pas eu de mauvais temps. Nous pédalons sur environ 400 mètres de dénivelé positif avant de redescendre dans une vallée où nous montons la tente. Nous nous couchons tôt, demain nous allons de nouveau passé un col, et pas des moindre, 1700m d’altitude. Il fait très chaud pendant la première partie de l’ascension du col. Nous nous arrêtons régulièrement remplir nos gourdes d’eau fraîche. Au milieu de l’ascension, Gaël croise deux chiens en pleine sieste à l’entrée d’une ferme. Ceux-ci sont réveillés par le bruit qu’il fait et se lance à sa poursuite. Quelques coups de pédales plus loin, à l’abri des crocs, il m’envoie un sms pour me prévenir. Après quelques échanges de sms et minutes d’hésitation, je décide de passer même si je suis morte de trouille, voyant depuis quelques minutes les deux chiens m’attendant de pieds (pattes?) fermes à une centaine de mètres plus loin. L’un des chiens est particulièrement agressif mais ne s’avancera jamais à moins d’un mètre du vélo… ce qui ne m’empêche pas de pédaler le plus vite possible. Nous avions été prévenus que les chiens grecs et turcs étaient quelques peu féroces, notamment avec les cyclos… L’ascension se continue sous la menace d’un orage et nous l’évitons de très peu. Durant la descente, nous croisons de nouveau des chiens de bergers mais ceux-ci n’ont aucune chance, nous sommes bien trop rapides pour eux dans ce sens là. Nous en profitons donc pour les chambrer et prendre quelques photos…
Le soleil se couche rapidement, nous nous arrêtons donc dans un restaurant sur le bord de la route pour la nuit. Les propriétaires nous laissent dormir sur la terrasse.

Le lendemain, nous nous rendons aux Météores, lieu incontournable de la Grèce continentale. Nous arrivons au village principal par une longue descente. Nous souhaitons poser nos vélos ici pour randonner sur deux jours. Trouver un lieu sûr pour nos montures s’avère plus difficile que d’habitude. Finalement, en s’éloignant du centre ville, nous rencontrons une dame qui parle allemand. On se fait comprendre tant bien que mal et nos vélos se retrouvent à l’abri dans le garage. Il est 16h lorsque nous prenons la route pour le premier monastère. La journée est très chaude et nous atteignons le premier monastère au bout d’une heure d’ascension. Celui-ci est fermé, nous continuons donc au second qui ferme sous notre nez. Ce n’est pas grave, nous pensions de toute manière n’en visiter qu’un le lendemain. Nous prenons donc la direction d’un des points de vues principaux de la zone pour admirer le coucher de soleil. Nous y arrivons tôt et sommes aux premières loges pour y assister. Le spectacle est incroyable.

Meteoras

 

Nous nous dirigeons ensuite vers un champ à flanc de colline repéré plus tôt afin d’y passer la nuit. Nous n’avons pas pris de tente, essayant d’alléger nos sacs. C’est une grave erreur, nous ne pouvons pas dormir, les moustiques nous attaquant de toute part. Nous rebroussons donc chemin et installons nos duvets sur le parking en gravier du point de vue. La nuit fut courte, 4 heures tout au plus. Nous assistons le lendemain au lever du soleil au point de vue suivant. Un car de touristes asiatiques est là. Ils mitraillent de photos, les drônes s’envolent, nous ne restons pas longtemps. Nous arrivons au plus grand des monastères composant les Météores. La visite est sympathique malgré l’affluence. Nous redescendons sur les coups de midi pour récupérer nos vélos. Fatigués par cette nuit courte, nous nous arrêtons dans un camping pour la nuit. Le lendemain nous repartons en direction du Mont Olympe que nous souhaitons gravir, pour notre premier défi de ce tour du monde. Après deux jours de vélos, quatre attaques de chiens et une nuit de camping dans le jardin d’une église orthodoxe, nous arrivons enfin à la mer, où nous prenons quartier pour la nuit afin d’établir nos plans. Une gentille famille nous prête un bout de jardin pour planter nos tentes, de l’eau et même l’électricité. Ils nous offrent également une plante appelé « Thé du Mont Olympe ».

Le lendemain, nous nous rendons à un camping, wifi et repos sont de rigueur pour ce jour. Le matin suivant, nous partons en stop avec un couple de russes en direction du départ de la randonnée, laissant nos vélos au camping. La femme qui est au volant a une conduite plus qu’engagée et nous sommes contents de pouvoir enfin sortir de la voiture à l’arrivée, surtout moi qui commençait à être malade.
La première journée de randonnée est assez simple, nous marchons durant 4h sur un dénivelé positif de 1000 mètres environ. Arrivés au refuge, nous atteignons les premières neiges éternelles. Gaël en profite pour tenter quelques glissades.

Marion randonnée

Gaël ski

 

Nous retrouvons au refuge un groupe de bulgares ayant commencé la ballade quelques minutes avant nous. Ils sont bruyants mais sympathiques. Après un rapide dîner, tout le monde se couche, les bulgares et d’autres clients dans les dortoirs, nous sous notre tente entouré de Double-Face et ses acolytes qui nous feront passer une sale nuit, aboyants à toute heure et pour n’importe quelle raison.

Double face

Notre ami double face, l’un des responsables de notre nuit agitée

 

Nous commençons la deuxième partie de l’ascension un peu plus tard que nos amis bulgares, essayant de profiter du calme des lieux pour dormir une heure supplémentaire. Cette seconde journée est bien plus éprouvante que la première. La forêt a laissé place à un paysage rocheux et désertique dont la pente nous essouffle rapidement. Quelques heures plus tard, nous voyons enfin le premier sommet mais la route y menant, longue de 400 mètres est la portion la plus difficile. Les cailloux glissent sous nos semelles, la pente est extrêmement raide. La plupart des marcheurs progressent difficilement. En ce samedi matin, une équipe de trekking a fait le déplacement. Armés de bâtons et de sacs ultra-légers, ils courent, en montée comme en descente. Nous les admirons, ne pouvant que constater la difficulté de l’exercice. Arrivés à Skala, le sommet le plus accessible du Mont Olympe, nous soufflons.

Skala

 

Nos regards se dirigent vers Mytikas, le plus haut sommet de Grèce. La route semble très escarpée, à la limite entre randonnée et escalade. Nous décidons de tenter notre chance. Nous empruntons le petit chemin qui descend à flanc de la montagne pour rejoindre le grand sommet. Handicapés par nos gros sacs à dos, la descente est pénible. Nous progressons assis et devons faire attention de ne pas tomber, la chute pouvant être mortelle, comme l’a malheureusement fait l’expérience un randonneur en 2005. Nous remarquons que la falaise est équipée d’anneaux permettant de faire passer des cordes afin d’assurer la descente. Cependant, personne ne semble s’en soucier. Nous continuons donc la descente sur quelques mètres jusqu’au premier passage délicat, où niché entre deux ravins, un caillou permet d’atteindre la partie ascendante de l’escalade. Je passe mais Gaël, pris par le vertige, préfère s’arrêter ici. Je continue donc seule la randonnée jusqu’au sommet.

Mytikas

 

Quelques petits passages techniques plus tard, la vue est impressionnante. Il n’y a pas grand monde là haut, cinq ou six personnes. Tout le monde est très heureux d’être arrivé jusqu’ici, et on se parle comme si on se connaissait depuis des années.

Mytikas

 

Une heure plus tard, je rejoins Gaël à Skala. Alors que nous sommes sur le point de repartir, un couple de québécois vient d’arriver. Nous entamons naturellement la discussion avec eux. Ils ont 19 ans et sont en Europe pour leurs vacances d’été. Nous décidons de redescendre au refuge pour manger et d’y attendre nos nouveaux amis, qui eux, continuent la randonnée jusqu’à un troisième sommet, plus haut que Skala et moins dangereux que Mytikas. Nous finissons la balade tous les quatre, la discussion s’orientant sur les différences entre nos deux pays. Simon et Mathilde sont adorables et nous décidons de redescendre à la ville en stop avec eux. Il n’y a plus beaucoup de véhicules sur le parking, et nous craignons d’être les derniers à redescendre, la plupart des randonneurs s’arrêtant de nouveau au refuge pour y passer la nuit. Malgré cela, la chance est de notre côté lorsque sorti de nul part, un car immatriculé en Pologne se fraye un chemin sur la route menant au parking. Les touristes en sortent, prennent des photos et attendent pour repartir. On en profite pour demander au chauffeur s’il y a de la place pour nous emmener sur les 20 prochains kilomètres. Pas de soucis, tout le monde embarque. Après une trentaine de minutes de car, nous voici redescendus à Littochoro, où nous disons au revoir à Simon et Mathilde qui dorment dans la ville. Nous reprenons le stop difficilement et ce n’est qu’après une heure d’attente qu’un van s’arrête pour nous faire avancer de 5 petits kilomètres. Il est 22 heures, nous sommes au bout du rouleau, nous avançons donc péniblement le long de la route vers notre camping, il nous reste encore 6 kilomètres. Nous tendons le pouce, une voiture s’arrête. Le chauffeur et sa femme nous ont reconnus, ils étaient au refuge en même temps que nous. Ils font un détour pour nous amener devant les portes de notre camping et nous les remercions.
Nous restons deux nuits de plus au camping, ne pouvant plus faire un mouvement sans grimacer de douleur. Les courbatures nous rappellent que marcher peut se révéler bien plus physique que pédaler.
Nous finissons tout de même par repartir même si nos corps ne sont pas totalement remis. Nous dormons pour la nuit sur une plage, à côté d’un camion bar. Nous discutons un moment avec le patron, qui finit par nous offrir des bouteilles d’eau et jure de revenir demain matin nous offrir un café pour le petit-déjeuner.
C’est avec autant de courbatures que nous reprenons la route le lendemain vers 10h. A 15h, nous nous arrêtons dans un bar de plage, craquant sous cette chaleur et nos douleurs. Le patron de l’établissement s’en amuse et nous propose de dormir dans une des chambres d’hôtes qu’il possède à l’étage. Nous le remercions mais nous savons d’avance que cela ne rentrera pas dans notre budget. Il insiste et nous affirme que c’est gratuit. Nous rigolons de la blague, prêts à repartir. Il nous tend les clés en nous disant dans un français impeccable : “Vous ne pouvez pas repartir comme ça, vous êtes trop fatigués, dormez ici, c’est gratuit je vous dis”. Dix minutes plus tard, les vélos et bagages sont montés, nous n’en revenons pas. Cela fait deux semaines que nous n’avons pas dormi dans de vrais lits.
Presque requinqués, nous repartons le lendemain en fin de matinée, direction Thessalonique où nous comptons prendre un bus pour rallier Istanbul, ville dans laquelle nous souhaitons passer un peu de temps. Il n’y a qu’une cinquantaine de kilomètres pour rallier Thessalonique selon notre GPS. Nous prenons donc notre temps pour manger. Après une trentaine de kilomètres, nous devons rebrousser chemin, le pont indiqué sur notre carte n’existe pas. Nous devons donc faire un détour d’environ 30 kilomètres. Après 80 kilomètres et une attaque et demi de chien plus tard (les chihuahuas ne comptent pas) nous arrivons à destination. Les vélos sont démontés pour être rangés dans la soute, nous nous installons pour une nuit quelque peu inconfortable, réveillés deux fois pour le contrôle de douanes. Après 6 heures de route, nous nous retrouvons en plein milieu de la grande ville qu’est Istanbul. Après le déjeuner, nous partons en direction de l’appartement de nos hôtes situé à une vingtaine de kilomètres de là. Nous mettons 4 heures à atteindre notre destination. Les rues sont très raides, bondées de voitures. L’anarchie règne…
Nos hôtes de la nuit sont très gentils et nous aident à retourner en ville le lendemain par le métro-bus. Nous ne mettons donc qu’une heure et demie à rejoindre Anaïs et Elsa, qui sont arrivées à Istanbul la veille au soir. Un mois s’est écoulé depuis notre séparation et une heure ne suffit pas à raconter toutes les péripéties de chacun. Nous ne restons pas plus longtemps malheureusement car nous sommes attendus chez Cansu, qui habite dans le centre d’Istanbul, et qui nous héberge pour quelques jours.
Nous profitons d’être chez elle pour visiter les lieux incontournables de la ville les jours qui suivent.

Fisherman

Women

Suleymaniye

Bazaar Istanbul

Blue Mosque

 

Le week-end qui suit, Cansu nous emmène à la marche pour la justice, événement politique important de ce début de mois de juillet. Nous en profitons pour découvrir la partie asiatique d’Istanbul et son bord de plage agréable.

Adalet

 

Quelques jours plus tard, nous assistons à une date importante en Turquie, le 15 Juillet, qui marque les un an de la tentative du push par l’armée. Les rues sont envahies depuis quelques jours d’affiches de propagande invitant à célébrer ce jour comme la victoire de la démocratie. Les gens que nous rencontrons sont plus que sceptiques. Certains y voient un manque de respect envers les 200 morts, d’autres y voient une manipulation politique de la part du Président Erdogan. Dans les rues, les drapeaux se multiplient, certains affichant leur soutien au pouvoir, d’autres s’opposant clairement à l’institution. Nous croisons des gens célébrant le “15 Temmuz” dans les rues, mais ils se font rares.

Turkish dance

 

Cela fait bientôt une semaine que nous sommes arrivés à Istanbul, mais nous ne pouvons pas repartir car nous devons réparer notre réchaud, tomber en panne plusieurs semaines auparavant. Nous nous rendons donc chez une nouvelle hôte, Gunes, qui nous héberge pendant une semaine. Elle est vegan, ce qui nous complique un peu la tâche pour notre traditionnelle soirée crêpes que nous faisons avec la plupart des personnes nous accueillant. Le résultat ressemble à des crêpes mais n’en a pas le goût… Tant pis, c’est bon quand même. Nous profitons de cette semaine pour avancer notre première vidéo, commencer les démarches pour le visa iranien et finir de visiter cette immense ville.
Après deux semaines de repos, nous reprenons la route pour une journée afin de nous écarter de la ville pour commencer notre deuxième défi: traverser la Turquie en auto-stop. Nous campons sur les bords de mer, au sud d’Istanbul après avoir pris un ferry. Des jeunes turcs se joignent à nous pour la soirée, nous parlant de leur envie de partir étudier en Europe.

Le lendemain matin, nous commençons l’auto-stop, que Gaël raconte ici:

Récit de notre périple en auto-stop

Arrivés à Erzurum, nous passons les deux jours suivants à préparer notre entrée en Iran. Nous obtenons le visa sans difficulté en une demie-journée. Je profite d’être en ville pour me rendre chez le dentiste. La semaine dernière a été difficile pour moi: un orteil coupé, deux jours de maux de ventre et une dent cassée. Nous quittons Erzurum le deuxième jour en milieu d’après midi pour camper à 30 kilomètres de là dans un champ. L’orage n’est pas loin, nous sommes installés en dessous de lignes électriques. Pas sereine, je bouge ma tente sous les railleries de Gaël. Nous mangeons sans incident notoire si ce n’est que ma dent se recasse, quelques heures après ma visite chez le dentiste… On verra peut être ça en Australie finalement…
Nous accélérons le rythme sur les jours suivants, roulant entre 70 et 80 km par jour. Nous avons le vent de face et atteignons un col à 2200m d’altitude. Nous approchons de l’Iran et je profite de la dernière grande ville pour acheter un voile, obligatoire en Iran.
À une trentaine de kilomètres de l’Iran, nous nous arrêtons pour notre dernière nuit en Turquie et pour profiter du wi-fi que nous savons très limité en Iran.
Nous repartons dans quelques heures pour un nouveau pays.

 

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